Geneviève: Mais jamais, je ne pourrai jamais vivre sans toi, Je ne pourrai pas: Ne pars pas, j’en mourrai Je te cacherai et je te garderai, Mais mon amour, ne me quitte pas! Guy: Tu sais bien que ce n’est pas possible Geneviève: Je ne te quitterai pas! Guy: Mon amour, il faudra pourtant que je parte. Tu sauras que moi, je ne pense qu’à toi, Mais je sais que toi, tu m’attendras. Geneviève: Deux ans! Deux ans de notre vie! Guy: Ne pleure pas, je t’en supplie! Geneviève: Deux ans, non je ne pourrai pas! (…)
C’est étrange, je ne sais pas ce qui m’arrive ce soir, je te regarde comme pour la première fois. Encore des mots, toujours des mots, des mêmes mots… Je ne sais plus comment te dire. Rien que des mots, Tu es cette belle histoire d’amour que je ne cesserais jamais de lire. Des mots faciles, des mots fragiles, c’était trop beau… Tu es d’hier et de demain, Bien trop beau de toujours, ma seule vérité. Mais c’est fini, le temps des rêves, les souvenirs se fânent aussi , quand on les oublie. Tu es comme le vent qui fait chanter le violon et emporte au loin le parfum des roses. Caramel , bonbon et chocolat… Par moment, je ne te comprend pas. Mais c’est pas pour moi, mais tu peux bien les offrir à une autre, qui aime le vent et le parfum des roses. Moi, les mots tendres, enrobés de douceur se posent sur ma bouche, mais jamais sur mon coeur. Une parole encore… Ecoute-moi, je t’en prie, je te jure… Paroles, paroles, paroles, (…)
La nuit promet d’être belle Car voici qu’au fond du ciel Apparaît la lune rousse. Saisi d’une sainte frousse, Tout le commun des mortels Croit voir le diable à ses trousses. Valets volages et vulgaires, ouvrez mon sarcophage Et vous, pages pervers, courrez au cimetière. Prévenez de ma part mes amis nécrophages Que ce soir, nous sommes attendus dans les marécages. Voici mon message : Cauchemars, fantômes et squelettes, laissez flotter vos idées noires Près de la mare aux oubliettes, tenue du suaire obligatoire. Lutins, lucioles, feux-follets, elfes, faunes et farfadets Effraient mes grands carnassiers. Une muse un peu dodue me dit d’un air entendu : ” Vous auriez pu vous raser. “ Comme je lui fais remarquer deux-trois pendus attablés Qui sont venus sans cravate, Elle me lance un œil hagard et vomit sans crier gare quelques vipères écarlates. (…)
Jusqu’ici sur terre un homme pouvait être Blanc ou noir, ou rouge, ou jaune et puis c’est tout Mais une autre race est en train d’apparaître C’est les Zazous, c’est les Zazous Un faux col qui monte jusqu’aux amygdales Avec un veston qui descend jusqu’aux genoux Les cheveux coupés jusqu’a l’épine dorsale Voila l’Zazou, voila l’Zazou Y a des Zazous dans mon quartier Moi je l’suis déjà à moitié Un de ces jours à votre tour Vous serez tous Zazous comme eux Car le Zazou c’est contagieux Ça commence par un tremblement Qui vous prend soudain brusquement Et puis on pousse des hurlements Ah ! Wa da la di dou da di dou la wa wa ! Si vous rencontrez un jour sur votre passage Un particulier coiffé d’un fromage mou Tenant dans ses doigts un poisson dans une cage C’est un Zazou, c’est un Zazou ! Si votre épicier vous dit : J’ai du gruyère Mais malheureusement il ne reste que les trous, Ne supposez pas qu’il fuit de la cafetière : Il est Zazou, il est Zazou ! (…)