Oh ! je voudrais tant que tu te souviennes Des jours heureux où nous étions amis. En ce temps-là la vie était plus belle, Et le soleil plus brûlant qu’aujourd’hui. Les feuilles mortes se ramassent à la pelle. Tu vois, je n’ai pas oublié… Les feuilles mortes se ramassent à la pelle, Les souvenirs et les regrets aussi Et le vent du nord les emporte Dans la nuit froide de l’oubli. Tu vois, je n’ai pas oublié La chanson que tu me chantais. C’est une chanson qui nous ressemble. Toi, tu m’aimais et je t’aimais Et nous vivions tous deux ensemble, Toi qui m’aimais, moi qui t’aimais. Mais la vie sépare ceux qui s’aiment, Tout doucement, sans faire de bruit Et la mer efface sur le sable Les pas des amants désunis. (…)
Un jour tu verras On se rencontrera Quelque part, n’importe où Guidés par le hasard Nous nous regarderons Et nous nous sourirons Et la main dans la main Par les rues nous irons Le temps passe si vite Le soir cachera bien Nos cœurs, ces deux voleurs Qui gardent leur bonheur Puis nous arriverons Sur une place grise Où les pavés seront doux A nos âmes grises (…)
Amis, chantons la complainte de la pauvre Tour Eiffel écoutez sa morne plainte quand le vent souffle sur elle. On vient de la mettre au monde la belle fille au long corps et déjà les méchants grondent qu’elle est présage de mort. Les uns disent qu’elle perce le ventre de l’Eternel comme jadis en la Perse faisait le Tour de Babel, les autres que son squelette ne fera pas de vieux os que les pieds de la pauvrette seront minés par les eaux. Mais nous qui la trouvons belle, nous défendrons notre Tour, il faut tout donner pour elle nos bras, nos cœur, nos amours.