Le premier bonheur du jour C’est un ruban de soleil Qui s’enroule sur ta main Et caresse mon épaule C’est le souffle de la mer Et la plage qui attend C’est l’oiseau qui a chanté Sur la branche du figuier Le premier chagrin du jour C’est la porte qui se ferme La voiture qui s’en va Le silence qui s’installe Mais bien vite tu reviens Et ma vie reprend son cours Le dernier bonheur du jour C’est la lampe qui s’éteint
Oh ! je voudrais tant que tu te souviennes Des jours heureux où nous étions amis. En ce temps-là la vie était plus belle, Et le soleil plus brûlant qu’aujourd’hui. Les feuilles mortes se ramassent à la pelle. Tu vois, je n’ai pas oublié… Les feuilles mortes se ramassent à la pelle, Les souvenirs et les regrets aussi Et le vent du nord les emporte Dans la nuit froide de l’oubli. Tu vois, je n’ai pas oublié La chanson que tu me chantais. C’est une chanson qui nous ressemble. Toi, tu m’aimais et je t’aimais Et nous vivions tous deux ensemble, Toi qui m’aimais, moi qui t’aimais. Mais la vie sépare ceux qui s’aiment, Tout doucement, sans faire de bruit Et la mer efface sur le sable Les pas des amants désunis. (…)
Parlez-moi d’amour Redite-moi des choses tendres Votre beau discours Mon cœur n’est pas las de l’entendre Pourvu que toujours Vous répétiez ces mots suprêmes : “Je vous aime” Vous savez bien Que dans le fond je n’en crois rien Mais cependant je veux encore Écouter ce mot que j’adore Votre voix aux sons caressants Qui le murmure en frémissant Me berce de sa belle histoire Et malgré moi je veux y croire Parlez-moi d’amour Redite-moi des choses tendres Votre beau discours Mon cœur n’est pas las de l’entendre Pourvu que toujours Vous répétiez ces mots suprêmes : “Je vous aime” (…)
Un jour tu verras On se rencontrera Quelque part, n’importe où Guidés par le hasard Nous nous regarderons Et nous nous sourirons Et la main dans la main Par les rues nous irons Le temps passe si vite Le soir cachera bien Nos cœurs, ces deux voleurs Qui gardent leur bonheur Puis nous arriverons Sur une place grise Où les pavés seront doux A nos âmes grises (…)