frenchpops.net トップページへ

ユベール=フェリクス・ティエフェンヌ  Hubert-Félix THIÉFAINE – Exil sur planète fantôme

「幻の星への亡命」と題された本曲は、幻影的なイメージを彷彿させる歌詞。ユベール=フェリクス・ティエリの作詞した詩は文学的にも評価が高く、デカンダンとしての魅力はジェラール・マンセやセルジュ・ゲンズブールやレオ・フェレといった歌手とも比較されます。
 

ユベール=フェリクス・ティエフェンヌの Exil sur planète fantômeは、今まで授業で見てきたようなギターやベースを弾きながら踊って歌うようなロックとは違い、ドラムが出てきたことによりかなり今よく見るロックの形になったなという印象を受けました。
あまり情報がなく詳しいことはわからないのですが、このライブ映像を見た限り結構人気があったのではないかと思います。(友記恵)

フランスにも、今よく耳にするようなロックの形が存在しているのだということを知ることができた曲です。もともとロックを聴くことが好きなので、観客との一体感に心奪われました。フランスのロック歌手、ロックバンドを開拓していきたいと思ったきっかけとなるアーティストとなりました。(理沙)
 

FRENCHPOPS.NETのデータベース:
ユベール=フェリクス・ティエフェンヌの他の曲(歌詞、試聴)

 
ユベール=フェリクス・ティエフェンヌ
「Exil sur planète fantôme」の歌詞

 1   En ce temps-là, nos fleurs vendaient leur viande aux chiens
 2   Et nous habitions tous de sordides tripots
 3   Avec des aiguillages pour nos petits matins,
 4   Quand le beau macadam nous traitait de salauds,
 5   Nous traitait de salaud.

 6   Nous vivions nos vertiges dans des vibrations folles
 7   Et gerbions nos enzymes en nous gueulant : moteur !
 8   Mais entre deux voyages, entre deux verres d’alcool,
 9   Nous n’avions pas le temps de décompter nos heures,
10   De décompter nos heures.

11   Nous étions les danseurs d’un monde à l’agonie,
12   En même temps que fantômes conscients d’être mort-nés.
13   Nous étions fossoyeurs d’un monde à l’agonie.
14   En ce temps-là, le rien s’appelait quotidien
15   Et nous allions pointer dans les jobs interdits.
16   Dans les musiques blêmes, dans les sombres parfums
17   Dans les dédales obscurs où plane la folie
18   Où plane la folie

19   Et nous avions des gueules à briser les miroirs,
20   À ne montrer nos yeux que dans le contre-jour,
21   Mais entre deux délires, entre deux idées noires,
22   Nous étions les plus beaux, nous vivions à rebours,
23   Nous vivions à rebours.

24   Nous étions les danseurs d’un monde à l’agonie,
25   En même temps que fantômes conscients d’être mort-nés.
26   Nous étions fossoyeurs d’un monde à l’agonie.
27   En ce temps-là, les gens s’appelaient citoyens.
28   Nous, nous étions mutants, nous étions androgynes.
29   Aujourd’hui, la tempête a lynché mes copains
30   Et je suis le dernier à rater mon suicide,
31   À rater mon suicide.

32   Mais je veux vivre encore plus ivre de cramer.
33   Je veux ronger le mal jusque dans ses recoins.
34   J’ai traîné mes vingt siècles d’inutilité.
35   Je n’ai plus rien à perdre, mais j’en veux pour ma fin,
36   J’en veux pour ma faim.

Comments are closed.